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Je retombe dans mes vieux schémas : est-ce que j’ai tout perdu ?

27 août
5 min de lecture


Tu t’étais promis de ne plus dire oui quand tu pensais non.

Et tu viens de recommencer.

Ou tu as encore tout gardé pour toi avant d’exploser.

Encore cherché à rassurer tout le monde en t’oubliant au passage.


Le plus douloureux, c’est peut-être cette petite phrase :

« Avec tout le travail que j’ai fait sur moi, j’en suis encore là ? »


Alors tu ne regardes plus seulement ce qui vient de se passer.

Tu remets tout en question : tes efforts, tes séances, ce que tu pensais avoir compris.

Avant de conclure que tu as tout perdu, regardons précisément ce qui s’est répété. Et ce qui a peut-être déjà changé.



Retomber dans ses vieux schémas : de quoi parle-t-on ?


Un « vieux schéma », ici, c’est une façon de réagir que tu reconnais parce qu’elle revient dans certaines situations.

Tu acceptes pour éviter de décevoir.

Tu te tais pour éviter un conflit.

Tu prends tout en charge, puis tu en veux aux autres de te laisser faire.

Ce mot n’est pas un diagnostic.

Il sert à décrire un fonctionnement, pas à te coller une étiquette.


« J’ai encore dit oui alors que je voulais refuser » décrit une situation.

« Je suis incapable de changer » condamne toute ta personne.


Et la deuxième phrase ne t’aide pas à comprendre la première.



Pourquoi je recommence alors que j’ai compris ?


Comprendre ce que tu fais et réussir à agir autrement dans une situation difficile sont deux défis différents.



À tête reposée, tu sais peut-être ce que tu aurais voulu répondre. Face à quelqu’un qui insiste, face à sa déception ou à ton envie de préserver la relation, c’est une autre histoire.


Tu peux explorer ce moment :

  • Qu’est-ce que je craignais si je répondais autrement ?

  • Qu’est-ce que j’espérais obtenir ou éviter ?

  • Quelle autre réponse me semblait possible ?

  • Qu’est-ce qui m’a empêchée de l’essayer ?


Peut-être que tu avais peur d’être rejetée.

Peut-être que tu manquais de temps pour réfléchir.

Peut-être aussi que ton refus n’aurait pas été respecté.


Ne transforme pas automatiquement chaque difficulté relationnelle en défaut à corriger chez toi. 

Le comportement de l’autre et le contexte comptent aussi.



Est-ce vraiment « comme avant » ?


Ne regarde pas seulement si l’ancienne réaction est revenue.

Regarde aussi comment tu la repères et ce que tu fais ensuite.


Avant, tu mettais peut-être plusieurs jours à comprendre pourquoi tu étais mal. Aujourd’hui, tu identifies ton malaise le soir même.


Avant, ton oui devenait un engagement que tu n’osais jamais rediscuter. Aujourd’hui, tu envisages de rappeler pour dire : « J’ai répondu trop vite. »

Avant, tu justifiais tes paroles blessantes.


Aujourd’hui, tu les reconnais et tu cherches à réparer.

Ce sont des différences à examiner, si elles sont réellement présentes.

Il ne s’agit pas de repeindre chaque difficulté en progrès.

Si les mêmes situations se répètent avec les mêmes conséquences, malgré tes tentatives, quelque chose mérite peut-être d’être ajusté.


Le but n’est pas de te convaincre que tout va bien.

C’est de regarder plus justement ce qui se passe.



Le piège : vouloir ne plus jamais avoir besoin d’aide


Tu as peut-être remplacé une exigence par une autre.

Avant : « Je dois tout gérer. »

Maintenant : « Puisque j’ai travaillé sur moi, je dois tout gérer autrement, toute seule, et sans me tromper. »


Le programme reste chargé.

Comprendre ton fonctionnement ne te rend pas infaillible.

Tu restes une personne, pas un logiciel mis à jour.


Tu peux connaître tes limites et avoir encore du mal à les exprimer.

Avoir avancé sur une difficulté et en rencontrer une nouvelle.


La question utile devient : « Qu’est-ce qui me manque pour répondre autrement dans cette situation précise ? »



Un exercice : une scène, un choix à reprendre


Prends une situation récente.

Une seule.

Par exemple, tu as accepté un service alors que tu n’en avais ni le temps ni l’envie.


Écris quatre phrases :

  1. Ce que j’ai fait : « J’ai dit oui immédiatement. »

  2. Ce que j’ai pensé : « Si je refuse, elle va croire que je ne suis pas là pour elle. »

  3. Ce que je ne sais pas : « Je ne sais pas comment elle aurait réagi à mon refus. Je l’ai anticipé. »

  4. Ce que je peux essayer : « La prochaine fois, je dirai : “Je regarde ce qui est possible et je te réponds.” »


Tu peux aussi regarder si un ajustement reste possible aujourd’hui :

« Je me rends compte que j’ai accepté trop vite. Je ne pourrai pas faire ce que j’ai proposé.
Je préfère te prévenir maintenant. »

Revenir sur un engagement peut avoir des conséquences pour l’autre : prends-les en compte et préviens dès que possible.

Mais elles ne rendent pas toute renégociation interdite.


Tu n’as pas besoin de réussir dix changements à la fois.

Choisis un moment où tu veux essayer une autre réponse.



Faut-il reprendre une séance quand les vieux réflexes reviennent ?


Pas automatiquement.

Tu peux d’abord reprendre un outil qui t’avait aidée, clarifier une demande ou observer ce qui se passe dans quelques situations précises.

Reprendre un accompagnement peut avoir du sens si tu te sens bloquée, si la difficulté te fait souffrir ou abîme tes relations, ou si tu ne sais plus comment utiliser ce que tu avais travaillé.

Et si le suivi précédent ne t’a pas aidée comme tu l’espérais, tu peux le dire.

Les objectifs ou la façon de travailler peuvent être rediscutés.


Revenir ne signifie pas forcément repartir de zéro.

Et ne pas revenir peut aussi être le bon choix pour toi.

Tu n’as rien à prouver à la personne qui t’a accompagnée.



En séance, on ne vient pas faire contrôler ses progrès


Si tu reviens me voir, tu n’as pas à arriver avec un bilan impeccable.

Tu peux simplement dire : « Je pensais avoir avancé là-dessus, et aujourd’hui je suis perdue. »

Nous pouvons regarder ce qui reste utile dans le travail déjà fait, ce qui a changé dans ta vie et ce qui te met en difficulté maintenant.

Puis définir ensemble ce que tu souhaites travailler, sans supposer que tu dois reprendre tout un parcours.



Je suis Leslie, thérapeute en intelligence relationnelle et émotionnelle.

Je t’accueille à Bretignolles-sur-Mer, en Vendée, ou en visio, pour un premier rendez-vous ou une reprise après une pause.


Tu te reconnais dans ces lignes et tu ressens le besoin d’un appui ?

Tu peux prendre rendez-vous pour faire le point sur cette difficulté précise.

Tu n’as pas à avoir déjà trouvé la solution pour venir en parler.


Leslie



Commentaires


Personne ne t'a appris à lire ton mode d'emploi émotionnel.

Pourtant, c'est souvent lui qui décide de tes réactions, de tes conflits...

et de tes relations.

Leslie Renault

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Thérapeute à Brétignolles-sur-Mer, en Vendée — séances au cabinet et en visio.

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