Perdre son père ou sa mère : on devient orphelin à tout âge

Tu as peut-être 8 ans, 38 ans ou 68 ans.
Tu sais préparer tes propres repas, payer tes factures, élever tes enfants et prendre des décisions importantes.
Pourtant, lorsque ton père ou ta mère meurt, une partie de toi redevient soudainement toute petite.
Tu attrapes ton téléphone pour appeler.
Pendant une seconde, ton cerveau oublie.
Puis la réalité revient.
Tu ne pourras plus lui raconter cette anecdote.
Tu n’entendras plus sa voix.
Tu ne pourras plus poser cette question que tu repoussais depuis des années.
Le monde continue exactement comme avant.
Les gens travaillent.
Les voitures roulent.
Quelqu’un se plaint devant toi parce que son café n’est pas assez chaud.
Et toi, tu as envie de crier :
« Vous ne comprenez pas ? Mon monde vient de perdre l’un de ses piliers. »
Perdre son père ou sa mère ne fait pas seulement perdre une personne.
Cela peut faire disparaître un refuge, un témoin de notre enfance, une partie de notre histoire et parfois la seule personne qui se souvenait de celui ou celle que nous étions avant de devenir l’adulte que nous sommes aujourd’hui.
On ne cesse pas d’être l’enfant de quelqu’un simplement parce qu’on a grandi.
« Il avait un bel âge » n’empêche pas d’avoir mal
Lorsqu’un parent âgé meurt, l’entourage cherche souvent à consoler avec des phrases comme :
« Il a eu une belle vie. »
« Tu as eu la chance de la garder longtemps. »
« Au moins, elle n’a pas souffert. »
« C’est dans l’ordre des choses. »
Ces phrases peuvent être vraies.
Mais elles ne suppriment pas la douleur.
La mort d’un parent âgé est peut-être prévisible.
Elle n’est pas pour autant insignifiante.
On peut être reconnaissant d’avoir partagé de nombreuses années avec lui et être dévasté par son absence.
On peut savoir intellectuellement que ses parents mourront un jour et ne pas être émotionnellement prêt lorsque ce jour arrive.
Le caractère prévisible d’une perte n’en mesure pas la profondeur.
La mort d’un parent peut affecter le bien-être psychologique d’un adulte, même lorsque celui-ci possède déjà sa propre famille et une vie bien installée.
Les recherches invitent d’ailleurs à ne pas sous-estimer les effets du deuil filial sur la santé émotionnelle des adultes.
Ce que l’adulte perd réellement
Tu ne perds pas seulement la personne qui vient de mourir.
Tu peux également perdre :
la possibilité de l’appeler
ses conseils, même ceux que tu ne suivais jamais
une forme de protection symbolique
le témoin de ton enfance
les souvenirs qu’elle seule pouvait raconter
un lien avec tes origines
certains rituels familiaux
la maison dans laquelle la famille se réunissait
la place que tu occupais auprès d’elle
l’espoir de vivre un jour une relation différente
La mort d’un parent peut aussi modifier ta perception du temps.
Tant que tes parents sont vivants, ils forment symboliquement une génération entre toi et la mort.
Lorsqu’ils disparaissent, tu peux ressentir que tu es désormais en première ligne.
Tu regardes ta propre vie autrement.
Ton âge.
Tes choix.
Tes regrets.
Le temps qu’il te reste.
La mort du parent ne vient donc pas uniquement fermer son histoire.
Elle peut brusquement t’obliger à regarder la tienne.
On pleure parfois le parent que l’on a eu…
Si tu as eu un parent aimant, présent et sécurisant, sa mort peut laisser un silence immense.
Tu perds celui qui connaissait ta voix avant même que tu saches parler.
La personne qui se souvenait de ton premier jour d’école, de tes anciennes peurs, de tes maladresses et de toutes les versions de toi que les autres n’ont jamais rencontrées.
Même si tu étais autonome, il existait encore quelque part.
Et son existence te permettait peut-être de rester, de temps en temps, simplement l’enfant de quelqu’un.
Tu n’avais pas besoin d’être fort.
Tu pouvais demander.
Raconter.
Revenir.
Après sa mort, tu peux te sentir moins protégé, même si ce parent ne te protégeait plus concrètement depuis longtemps.
Parce que certaines présences tiennent le plafond de notre monde sans que nous le remarquions.
Et lorsqu’elles disparaissent, nous découvrons tout ce qu’elles soutenaient.
…et parfois le parent que l’on n’aura jamais
Toutes les relations entre un parent et son enfant ne sont pas tendres ou sécurisantes.
Tu peux avoir perdu un parent distant.
Critique.
Absent.
Violent.
Malade.
Dépendant.
Incapable de montrer son affection.
Un parent avec lequel tu avais coupé les ponts ou dont tu avais dû te protéger.
Et malgré cela, sa mort peut te bouleverser.
Tu ne pleures pas nécessairement la relation que vous aviez.
Tu peux pleurer celle que vous n’aurez désormais plus jamais.
Les excuses qui ne viendront pas.
La reconnaissance que tu attendais.
La conversation qui aurait peut-être tout changé.
Le « je suis fier de toi » que tu espérais encore entendre.
La mort met fin à la souffrance de l’attente, mais elle met aussi fin à l’espoir de réparation.
Et ce deuil-là peut être particulièrement déroutant.
Tu peux ressentir de la tristesse, de la colère, du soulagement, de la culpabilité ou même presque rien.
Puis tout ressentir trois semaines plus tard en rangeant un tiroir.
On ne pleure pas seulement le parent que l’on a perdu.
On pleure parfois tout ce que l’on n’aura plus jamais la possibilité de vivre avec lui.
« Je l’aimais, mais je suis aussi soulagé »
Le soulagement après un décès peut faire honte.
Pourtant, il peut apparaître lorsque le parent était gravement malade, souffrait beaucoup ou nécessitait une présence constante.
Tu peux être soulagé que sa souffrance soit terminée.
Soulagé de ne plus attendre l’appel annonçant une aggravation.
Soulagé de ne plus vivre au rythme des hospitalisations.
Soulagé de récupérer une partie de ta vie.
Ce soulagement ne signifie pas que tu n’aimais pas ton parent.
Il signifie parfois simplement que ton corps et ton esprit étaient épuisés.
L’amour et le soulagement peuvent cohabiter.
La tristesse et la colère aussi.
Le manque et le ressentiment également.
Le deuil n’exige pas une émotion pure et présentable.
Il accueille souvent toute la famille des émotions, y compris les cousines un peu gênantes que personne n’avait invitées.
Le deuil ne suit pas cinq étapes bien rangées
Tu as probablement déjà entendu parler du déni, de la colère, du marchandage, de la dépression et de l’acceptation.
Ces repères peuvent aider certaines personnes à mettre des mots sur leur vécu.
Mais ils ne constituent pas un programme obligatoire.
Tu ne passes pas nécessairement d’une étape à la suivante.
Tu peux accepter la mort et te remettre en colère.
Rire le matin et t’effondrer dans ta voiture l’après-midi.
Avoir besoin de parler de ton parent pendant des heures, puis ne plus supporter que quelqu’un prononce son prénom:
SE TOURNER VERS LA PERTE
Pleurer – se souvenir – ressentir le manque – parler du défunt
↕
SE TOURNER VERS LA VIE QUI CONTINUE
Travailler – s’occuper des démarches – voir des proches – créer de nouveaux repères
Ce mouvement est normal.
Ranger la cuisine, rire avec un ami ou passer deux heures sans penser au défunt ne signifie pas que tu l’oublies.
Ce sont aussi des respirations psychiques.
Le modèle du double processus du deuil explique justement que l’adaptation peut se construire par cette oscillation entre la confrontation à la perte et la restauration du quotidien.
Tu n’as pas besoin de souffrir chaque seconde pour prouver que tu as aimé.
Quand un enfant perd son père ou sa mère
Pour un enfant, la mort d’un parent touche directement son sentiment de sécurité.
Le parent ne représente pas uniquement une personne aimée.
Il représente aussi celui ou celle qui nourrit, protège, organise, console et garantit la continuité du monde.
Lorsque ce parent disparaît, l’enfant peut se demander :
« Qui va s’occuper de moi ? »
« Est-ce que mon autre parent va mourir aussi ? »
« Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? »
« Est-ce que maman peut revenir ? »
« Est-ce que papa sait que je pense à lui ? »
Selon son âge, il ne comprend pas encore complètement le caractère définitif de la mort.
Il peut poser plusieurs fois la même question.
Demander quand le parent va revenir.
Puis partir jouer quelques minutes plus tard.
Cela ne signifie pas qu’il ne souffre pas.
Les enfants vivent souvent leur deuil par moments.
Ils plongent dans la douleur, puis retournent jouer parce que leur système émotionnel ne peut pas rester immergé en permanence.
On dit parfois qu’ils entrent et sortent de leur chagrin comme dans des flaques d’eau.
L’adulte peut rester longtemps sous la pluie.
L’enfant saute dans la flaque, en ressort, puis y revient plus tard.
Comment le deuil peut-il apparaître chez l’enfant ?
L’enfant ne dit pas forcément :
« Je ressens un profond bouleversement de mon sentiment de sécurité depuis le décès de mon père. »
Il peut plutôt :
recommencer à faire pipi au lit
réclamer de dormir avec le parent restant
avoir peur de se séparer
devenir irritable ou agressif
se montrer particulièrement sage
présenter des maux de ventre ou de tête
rencontrer des difficultés scolaires
poser des questions très concrètes sur le corps ou la mort
sembler indifférent
jouer à la mort ou aux funérailles
devenir anxieux pour la santé de ses proches
culpabiliser à cause d’une parole ou d’une dispute passée
craindre que ses propres pensées puissent provoquer une nouvelle mort
Ces manifestations ne prouvent pas automatiquement l’existence d’un trouble psychologique.
Elles peuvent correspondre à une réaction de deuil.
Mais elles doivent être observées, accueillies et accompagnées lorsqu’elles persistent, s’intensifient ou empêchent l’enfant de vivre son quotidien.
Les réactions des enfants varient considérablement selon leur âge, leur développement, les circonstances du décès, le soutien reçu et les changements intervenus ensuite.
Dire « il est parti » peut créer davantage de peur
Pour protéger l’enfant, les adultes utilisent parfois des expressions comme :
« Papa est parti. »
« Mamie s’est endormie pour toujours. »
« Nous l’avons perdue. »
Ces phrases semblent plus douces, mais elles peuvent créer de la confusion.
Si papa est « parti », pourquoi ne revient-il pas ?
Si mourir signifie « s’endormir », est-ce dangereux d’aller au lit ?
Si nous avons « perdu » maman, est-il possible de la retrouver ?
Il est préférable d’utiliser des mots simples et vrais :
« Papa est mort.
Son corps ne fonctionne plus.
Il ne respire plus, il ne mange plus et il ne ressent plus de douleur.
Il ne pourra pas revenir. »
Ces mots sont difficiles.
Mais ils donnent à l’enfant une réalité qu’il peut progressivement comprendre.
La douceur ne consiste pas toujours à remplacer les mots douloureux.
Elle consiste à rester présent lorsqu’on les prononce.
L’enfant peut croire que la mort est sa faute
Les jeunes enfants peuvent avoir une pensée très concrète et parfois magique.
Ils peuvent croire qu’une pensée, une colère ou une parole a provoqué le décès.
« J’avais dit que je détestais maman. »
« J’étais fâché contre papa. »
« Je n’ai pas voulu lui faire un bisou. »
L’enfant peut alors porter une culpabilité immense sans en parler.
Il est important de lui dire clairement :
« Rien de ce que tu as dit, pensé ou fait n’a provoqué sa mort. »
Et de lui rappeler qu’on peut avoir été fâché contre quelqu’un tout en l’aimant profondément.
Une relation d’amour n’est pas annulée par une mauvaise journée, une dispute ou un bisou refusé.
Faut-il montrer sa tristesse devant l’enfant ?
Oui, à condition de ne pas lui demander de la porter.
Un enfant peut voir son parent pleurer.
Cela lui montre que la tristesse est une réaction humaine et que les émotions n’ont pas besoin d’être cachées.
Tu peux dire :
« Je pleure parce que papa me manque.
Pleurer m’aide à laisser sortir ma tristesse.
Tu n’as pas besoin de me réparer.
Des adultes sont là pour m’aider. »
Ce qui insécurise l’enfant n’est pas nécessairement de voir un adulte triste.
C’est de croire que cet adulte va s’effondrer définitivement et qu’il devra désormais s’occuper de lui.
Il a besoin de sentir que tu souffres, mais que tu restes son parent.
Que tu peux demander de l’aide.
Que quelqu’un fait les courses, prépare les repas, l’accompagne à l’école et maintient le monde suffisamment debout.
L’enfant fera plusieurs fois le deuil du même parent
Un enfant ne comprend pas la perte une seule fois.
Il la revisite à mesure qu’il grandit.
À six ans, il regrettera peut-être les histoires du soir.
À dix ans, il comprendra que son parent ne sera pas présent à son entrée au collège.
À quinze ans, il se demandera ce qu’il lui aurait conseillé.
À vingt ans, il ressentira son absence lors d’un diplôme, d’un départ ou d’une rencontre amoureuse.
Plus tard, la naissance de ses propres enfants pourra réveiller de nouvelles questions.
Le parent reste mort.
Mais la compréhension de l’enfant évolue.
Son deuil aussi.
Les recherches parlent parfois de « re-deuil » : la perte peut être revisitée au fil du développement, lorsque l’enfant acquiert de nouvelles capacités pour comprendre la mort et mesurer ce que l’absence signifie dans sa vie.
Ce retour de la douleur ne signifie pas que le travail de deuil a échoué.
Il signifie que l’enfant rencontre une nouvelle partie de sa perte.
Quand tu perds ton parent tout en devant rester parent
Il existe une douleur particulière lorsque tu dois accompagner tes propres enfants dans la mort de leur grand-parent alors que tu viens toi-même de perdre ton père ou ta mère.
Tu dois répondre à leurs questions.
Organiser les obsèques.
Prévenir l’école.
T’occuper des affaires administratives.
Soutenir le parent survivant.
Parfois gérer les tensions entre frères et sœurs.
Et continuer à préparer le dîner parce que, même au milieu du deuil, quelqu’un finit toujours par demander :
« On mange quoi ? »
Tu peux avoir l’impression de ne jamais pouvoir t’effondrer.
Mais être parent ne supprime pas ta place d’enfant endeuillé.
Tu as le droit d’avoir besoin de soutien.
Tu as le droit de ne pas savoir quoi dire.
Tu as le droit de pleurer une fois les enfants couchés, et même avant.
Tu n’as pas besoin d’être un modèle de solidité parfaite.
Tu dois seulement éviter que ton enfant devienne l’unique personne chargée de te maintenir debout.
Pourquoi certaines personnes ne pleurent-elles pas ?
Tout le monde ne pleure pas immédiatement.
Certaines personnes s’effondrent le jour du décès.
D’autres fonctionnent en mode automatique.
Elles organisent.
Téléphonent.
Classent les papiers.
Choisissent les fleurs.
Préparent le café pour tout le monde.
Puis, plusieurs semaines plus tard, elles fondent en larmes devant un pot de confiture que leur mère achetait toujours.
Cette absence de larmes immédiates ne signifie pas l’absence d’amour.
Le cerveau peut parfois placer temporairement certaines émotions à distance afin de gérer l’urgence.
D’autres personnes ressentent leur deuil davantage dans le corps :
fatigue intense
tensions musculaires
oppression
troubles du sommeil
difficultés de concentration
sensation d’irréalité
perte d’appétit
agitation
impression de fonctionner au ralenti
Le deuil ne passe pas uniquement par les yeux.
Le corps possède lui aussi sa manière de pleurer.
Continuer à vivre n’est pas oublier
Faire son deuil ne signifie pas effacer la personne.
Il ne s’agit pas de couper le lien, de ranger les souvenirs dans un carton et de ne plus jamais prononcer son prénom.
Le lien peut continuer autrement.
Dans une recette que tu prépares.
Une expression que tu répètes.
Une musique.
Une valeur que tu transmets à tes enfants.
Une photographie que tu regardes.
Une conversation intérieure.
Tu peux continuer à demander symboliquement :
« Qu’est-ce que papa m’aurait conseillé ? »
Ou raconter à ta mère ce qu’elle aurait adoré voir.
La recherche sur les « liens continus » montre que conserver une relation intérieure ou symbolique avec le défunt peut faire partie de l’adaptation, même si la manière dont ce lien est vécu reste importante.
La mort met fin à une présence physique.
Elle n’oblige pas à supprimer la place que la personne occupe dans notre histoire.
Quand le deuil devient particulièrement difficile
Il n’existe pas une durée exacte au bout de laquelle tout le monde devrait aller mieux.
Le lien, les circonstances du décès, l’histoire personnelle et le soutien disponible modifient profondément le vécu du deuil.
Cependant, une aide professionnelle peut devenir importante lorsque la souffrance reste envahissante et empêche durablement la personne de fonctionner.
Certains signes doivent attirer l’attention :
une incapacité persistante à reprendre les activités essentielles
un isolement croissant
une culpabilité extrême
une consommation importante d’alcool ou de médicaments
des crises d’angoisse répétées
un sentiment durable que la vie n’a plus aucun sens
une souffrance qui ne laisse aucune respiration
des pensées suicidaires
chez l’enfant, une rupture durable avec l’école, le jeu, les relations ou le développement habituel
Chez les enfants et adolescents ayant perdu brutalement un parent, certaines trajectoires de deuil prolongé sont associées à davantage de difficultés fonctionnelles et à un risque accru de dépression, ce qui justifie une vigilance particulière sans considérer automatiquement chaque réaction comme pathologique.
Demander de l’aide ne signifie pas que tu aimes mal ou que tu « refuses de lâcher » la personne.
Cela signifie que ta douleur a peut-être besoin d’un espace suffisamment solide pour être portée.
Ce que l’entourage peut faire
Les personnes endeuillées n’attendent pas toujours une phrase parfaite.
Parce qu’il n’en existe pas.
Elles ont souvent besoin d’une présence qui ne tente pas de réparer l’irréparable.
Tu peux dire :
« Je ne sais pas quoi te dire, mais je suis là. »
« Tu peux me parler de lui si tu en as envie. »
« Je peux venir faire les courses ou récupérer les enfants. »
« Je penserai à toi le jour de son anniversaire. »
« Tu n’as pas besoin d’aller mieux pour me rassurer. »
Évite de comparer trop rapidement les deuils.
Évite également :
« Il faut être fort. »
« Il faut tourner la page. »
« Le temps guérit tout. »
« Au moins, tu as encore ta mère. »
Le temps ne fait pas tout.
Ce que l’on vit, ce que l’on comprend et le soutien que l’on reçoit pendant ce temps comptent énormément.
Une revue systématique consacrée au décès parental souligne notamment l’importance d’une communication ouverte et honnête avec les enfants.
Elle montre aussi que parents et enfants peuvent cacher leurs émotions pour tenter de se protéger mutuellement, au risque de créer davantage de silence autour du deuil.
Accompagner le deuil d’un parent
Perdre son père ou sa mère peut réveiller l’enfant que nous étions, bouleverser notre place dans la famille et faire remonter des émotions anciennes.
Il n’est pas toujours nécessaire d’être accompagné pour traverser un deuil.
Mais cela peut aider lorsque la douleur tourne en boucle, que les relations familiales se tendent ou que l’on ne sait plus comment parler du décès aux enfants.
Un accompagnement thérapeutique peut permettre de :
mettre des mots sur l’absence
accueillir des émotions parfois contradictoires
comprendre la culpabilité ou la colère
faire le deuil de ce qui n’a jamais été réparé
accompagner un enfant sans lui demander de protéger les adultes
trouver une place intérieure au parent décédé
reconstruire des repères familiaux
continuer à vivre sans avoir l’impression de trahir la personne disparue
J’accompagne les adultes, les enfants, les adolescents et les familles à mon cabinet situé au Marais Girard, à Bretignolles-sur-Mer en Vendée.
Les adultes et les parents peuvent également être accompagnés en visioconférence.
Tu ne retrouveras pas la vie d’avant.
Ce n’est pas une phrase très « développement personnel avec coucher de soleil », je te l’accorde.
Mais tu peux construire une vie dans laquelle l’amour reçu, les souvenirs et même les blessures trouvent progressivement une autre place.
Une vie dans laquelle l’absence ne cesse pas d’exister, mais ne remplit plus tout l’espace.
On ne guérit pas de l’amour que l’on portait à quelqu’un.
On apprend à continuer avec cet amour, même lorsque la personne n’est plus là pour le recevoir.
Leslie



Commentaires