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Après la séparation, tu ne fais pas le même deuil que ton enfant

il y a 5 jours
12 min de lecture


Depuis la séparation, ton enfant semble aller plutôt bien.

Il joue.

Il rit.

Il réclame ses pâtes sans sauce et regarde ses dessins animés comme si sa vie n’avait pas changé.

Puis, un soir, il explose parce qu’il ne retrouve plus sa chaussette bleue.


Une véritable catastrophe nationale.

Il pleure, crie, te repousse et finit par lâcher :

« C’était mieux avant. »

Et toi, tu restes là avec cette chaussette dans la main, en comprenant que le problème n’a jamais été la chaussette.


Ton enfant ne sait peut-être pas encore expliquer ce qu’il traverse.

Mais lui aussi vit une perte.

Toi, tu pleures ton couple, les projets que vous aviez imaginés et la personne que vous étiez dans cette histoire.


Lui pleure la famille qu’il croyait éternelle, son quotidien, ses habitudes et la possibilité d’avoir ses deux parents au même endroit.

Vous vivez la même séparation, mais vous ne perdez pas la même chose.



Peut-on vraiment parler de deuil après une séparation ?


Le mot « deuil » est généralement associé à la mort.

Pourtant, nous pouvons également traverser un processus de deuil lorsqu’une réalité importante de notre vie disparaît définitivement : une relation, un projet, une maison, une identité ou une représentation de l’avenir.


Une séparation n’est évidemment pas un décès.

L’autre personne existe toujours.

Elle peut même venir chercher les enfants vendredi à 18 heures avec trois minutes de retard et cette expression qui t’agace depuis quinze ans.

Mais le couple, tel qu’il existait, n’est plus là.


La famille ne disparaît pas complètement, mais elle change de forme.

C’est cette transformation qui impose un travail psychique : il faut peu à peu accepter que ce qui était ne reviendra pas exactement comme avant.


Et cette acceptation n’arrive pas en cinq étapes bien rangées, avec une petite médaille à la fin.

Le deuil n’est pas une ligne droite.


On peut aller mieux le lundi, s’effondrer le mercredi et rire sincèrement le samedi.

On peut accepter la séparation, puis ressentir une nouvelle vague de douleur au moment d’un anniversaire, d’une rentrée scolaire, d’un déménagement ou lorsque l’autre rencontre quelqu’un.


Le deuil ressemble moins à un escalier qu’à une mer : les vagues reviennent, mais elles ne nous renversent pas toujours avec la même force.



Le deuil vécu par le parent


Lorsque tu te sépares, tu ne perds pas uniquement une personne.


Tu peux perdre :

  • le couple que tu pensais former

  • l’avenir que tu avais imaginé

  • les vacances, les anniversaires et les projets prévus

  • la maison familiale ou une partie de tes repères

  • la présence quotidienne de tes enfants

  • une sécurité financière

  • certaines relations familiales ou amicales

  • ton identité de conjoint ou de conjointe

  • la version de toi qui croyait encore que cette histoire durerait


Parfois, tu pleures même quelque chose que tu n’as jamais réellement eu.

Le couple que vous auriez pu devenir.

Les excuses que tu attendais.

La relation apaisée que tu espérais construire.


Le partenaire que l’autre promettait peut-être de devenir « quand les choses iraient mieux ».

Et il est particulièrement difficile de faire le deuil d’une possibilité, car une possibilité ne meurt jamais complètement toute seule.

Il faut décider d’arrêter de l’attendre.



Le parcours émotionnel possible du parent


Ce schéma ne représente pas des étapes obligatoires. Il montre les mouvements entre lesquels un parent peut osciller.

LA RUPTURE OU L’ANNONCE
Sidération – soulagement – peur – impression d’irréalité
↕
LA RECHERCHE D’UNE EXPLICATION
Pourquoi ? Depuis quand ? Aurais-je pu éviter cela ?
↕
L’ESPOIR ET LA NÉGOCIATION
Et si nous réessayions ? Et s’il changeait ? Et si j’avais fait autrement ?
↕

LES VAGUES ÉMOTIONNELLES
Colère – culpabilité – tristesse – jalousie – manque – parfois soulagement
↕
LA RÉORGANISATION CONCRÈTE

Logement – finances – enfants – solitude – nouvelles habitudes
↕
LA RECONSTRUCTION
Nouvelle identité – nouvelles limites – nouveaux projets – place différente donnée à l’histoire


Tu peux circuler plusieurs fois entre ces mouvements.

Ressentir du soulagement ne signifie pas que tu n’as jamais aimé.

Regretter ne signifie pas que tu dois revenir.


Être encore en colère ne signifie pas que tu n’avances pas.

Et avoir une journée heureuse ne constitue pas une trahison envers ton ancienne vie.



Quand le parent doit survivre et rassurer en même temps


La séparation possède une difficulté particulière lorsqu’on est parent : tu dois parfois contenir ton enfant alors que tu tiens toi-même avec trois agrafes émotionnelles et un café froid.


Tu dois expliquer ce que tu n’as pas encore compris.

Rassurer alors que tu as peur.

Organiser les cartables, les rendez-vous, les vêtements et les changements de maison alors que ton esprit repasse la dernière dispute en boucle.


Cette double charge peut entraîner :

  • des troubles du sommeil

  • une fatigue importante

  • des difficultés de concentration

  • une irritabilité inhabituelle

  • des ruminations

  • une perte ou une augmentation de l’appétit

  • un sentiment d’échec

  • de la culpabilité envers les enfants

  • la peur de ne plus être un « vrai » parent lorsqu’on les voit moins

  • une difficulté temporaire à être émotionnellement disponible


Ces réactions ne signifient pas automatiquement que tu es un mauvais parent.

Elles indiquent souvent que ton système émotionnel tente de s’adapter à une rupture majeure.


Mais ta souffrance ne doit pas devenir la responsabilité de ton enfant.

Tu peux lui montrer que tu es triste.

Tu n’as pas besoin de jouer dans la cuisine une comédie musicale intitulée

« Maman va merveilleusement bien ».


En revanche, il a besoin d’entendre :

« Oui, je suis triste. Mais ce n’est pas à toi de me consoler ou de réparer la situation. Je suis l’adulte et je vais chercher l’aide dont j’ai besoin. »


Le deuil vécu par l’enfant


L’enfant ne pleure pas seulement le départ d’un parent de la maison.

Il pleure la disparition du monde tel qu’il le connaissait.


Avant, papa et maman étaient accessibles dans un même espace.

Même lorsque l’ambiance était tendue, le décor restait familier.


Après la séparation, l’enfant doit intégrer une réalité qu’il n’a pas choisie :

  • il ne verra plus ses deux parents en même temps comme avant

  • il devra parfois quitter l’un pour retrouver l’autre

  • certaines affaires seront dans la « mauvaise » maison

  • les fêtes et les anniversaires pourront être différents

  • un parent pourra rencontrer une nouvelle personne

  • la famille continuera d’exister, mais sous une forme nouvelle


Pour l’adulte, la séparation est souvent l’aboutissement d’une longue réflexion.

Pour l’enfant, elle peut arriver comme une décision déjà prise dont il découvre soudainement les conséquences.


Le parent a parfois commencé son deuil plusieurs mois avant l’annonce. L’enfant, lui, commence souvent au moment où on lui dit que tout va changer.



Le parcours émotionnel possible de l’enfant


Là encore, il ne s’agit pas d’une suite obligatoire.

L’ANNONCE
« Qu’est-ce qui va m’arriver ? »

↕
LA CONFUSION ET LA PEUR
Où vais-je vivre ? Quand vais-je voir papa ou maman ? Est-ce ma faute ?
↕
L’ESPOIR DE RÉUNION
Si je suis sage, peut-être qu’ils se remettront ensemble
↕
LES RÉACTIONS ÉMOTIONNELLES OU COMPORTEMENTALES
Colère – tristesse – régression – silence – anxiété – agitation
↕
L’ADAPTATION AUX DEUX UNIVERS
Nouvelles routines – nouveaux repères – changements de maison
↕
LES RÉACTIVATIONS DU DEUIL
Anniversaires – fêtes – rentrée – nouveau conjoint – adolescence – événements familiaux

L’enfant peut sembler s’adapter, puis recommencer à poser les mêmes questions plusieurs mois plus tard.

Ce n’est pas nécessairement un retour en arrière.

Il grandit.


Il comprend la séparation avec de nouvelles capacités et doit parfois la « retraiter » à chaque étape de son développement.

Un enfant de cinq ans ne comprend pas la rupture comme un adolescent de quinze ans.


Et l’adolescent peut souffrir aujourd’hui d’une séparation survenue dix ans auparavant, parce qu’il est désormais capable d’en saisir des dimensions qui lui échappaient lorsqu’il était petit.



Comment la séparation peut-elle se manifester chez l’enfant ?


Tous les enfants ne réagissent pas de la même manière.

Certains parlent beaucoup.

D’autres ne disent rien.

Certains pleurent.

D’autres deviennent agités, opposants ou étonnamment sages.


Selon son âge et son tempérament, l’enfant peut présenter :

  • des colères plus fréquentes

  • des difficultés d’endormissement ou des cauchemars

  • des maux de ventre ou de tête

  • une baisse de concentration à l’école

  • une régression temporaire

  • une peur d’être abandonné

  • un besoin accru de contrôler ce qui se passe

  • une tristesse ou un repli

  • une agitation inhabituelle

  • une culpabilité

  • une peur de faire souffrir l’un de ses parents

  • une envie persistante de remettre ses parents ensemble

  • une difficulté au moment des transitions entre les deux maisons


Ces manifestations ne prouvent pas, à elles seules, qu’un enfant est traumatisé ou qu’il vit mal chez l’autre parent.

Un symptôme est un signal à écouter, pas une conclusion à tirer trop vite.


Les réactions dépendent notamment de l’âge, du tempérament de l’enfant, de son fonctionnement avant la séparation, de la disponibilité de ses parents et du climat familial.

L’American Academy of Pediatrics recommande notamment des explications adaptées à l’âge de l’enfant et un accompagnement lorsque les réactions deviennent préoccupantes.



Ce n’est pas toujours la séparation qui fait le plus de dégâts


Un enfant peut s’adapter à deux maisons.

Il peut apprendre de nouvelles habitudes.

Il peut continuer à aimer ses deux parents et retrouver un sentiment de sécurité.

Ce qui le fragilise particulièrement, c’est de vivre au milieu d’un conflit parental persistant.


Les recherches montrent que l’adaptation de l’enfant après un divorce est liée à plusieurs facteurs : le niveau de conflit entre les parents, la qualité des pratiques parentales, la relation parent-enfant, la situation économique et l’accumulation d’autres changements stressants.


Autrement dit :

Deux maisons ne détruisent pas nécessairement un enfant.

Une guerre permanente entre ses deux maisons peut l’obliger à vivre constamment en état d’alerte.


Lorsque l’enfant devient messager, espion, arbitre, confident ou soutien émotionnel, il ne peut plus faire tranquillement son propre travail d’adaptation.

Il surveille les réactions.

Il choisit ses mots.


Il cache les bons moments vécus chez l’autre parent.

Il essaie de protéger celui qui lui semble le plus fragile.

Une partie de son énergie reste mobilisée par les adultes alors qu’elle devrait lui servir à jouer, apprendre, rêver et grandir.


Une méta-analyse portant sur 115 échantillons de familles divorcées souligne notamment le rôle du conflit interparental et de certains comportements parentaux dans les difficultés émotionnelles ou comportementales des enfants.


Elle attire aussi l’attention sur la « confusion des rôles », lorsque l’enfant se retrouve chargé de responsabilités émotionnelles qui ne sont pas les siennes.



Ton enfant n’a pas besoin de tous les détails


Il a besoin de vérité.

Mais d’une vérité adaptée à sa place d’enfant.

Il peut entendre :

« Nous avons décidé de ne plus vivre ensemble parce que nous ne parvenons plus à être bien en couple. »

Il n’a pas besoin d’entendre :

« Ton père m’a trompée depuis huit mois avec une collègue qui faisait semblant d’être mon amie. »

Il peut entendre :

« Nous avons des problèmes entre adultes et nous cherchons une nouvelle organisation. »

Il n’a pas besoin de devenir dépositaire des dossiers financiers, sexuels, juridiques ou conjugaux.

Dire la vérité ne signifie pas tout déposer sur la table comme si l’enfant présidait la réunion de crise.


Il a surtout besoin de comprendre :

  • que la séparation n’est pas sa faute

  • qu’il ne peut pas et ne doit pas réparer le couple

  • que ses deux parents restent ses parents

  • qu’il a le droit de les aimer tous les deux

  • qu’on lui expliquera concrètement ce qui va changer

  • que les adultes restent responsables de sa sécurité



Les phrases dont l’enfant a besoin


Certaines phrases doivent parfois être répétées souvent :

« Tu n’es pas responsable de notre séparation. »
« Ce n’est pas parce que nous ne sommes plus amoureux que nous cessons d’être tes parents. »
« Tu n’as pas besoin de choisir entre nous. »
« Tu peux passer un bon moment chez ton autre parent sans me faire de mal. »
« Tu as le droit d’être triste, en colère, soulagé ou perdu. »
« Tu peux poser la même question plusieurs fois. »
« Tu n’as pas à t’occuper de mes émotions. »
« Même si les maisons changent, notre amour pour toi ne disparaît pas. »

Les mots sont importants.

Mais les actes doivent raconter la même histoire.

Dire « tu peux aimer ton père » avec un visage qui se ferme dès que l’enfant prononce son prénom crée deux messages contradictoires.

Et les enfants sont souvent très doués pour entendre celui que nous pensions avoir caché.


Comment aider son enfant à traverser ce deuil ?


Donner des repères concrets


Les enfants sont souvent moins rassurés par « tout ira bien » que par des informations précises.

Qui viendra les chercher ?

Où dormiront-ils ?

Quand reverront-ils l’autre parent ?

Pourront-ils garder leur chambre, leurs jouets ou leurs activités ?

Un calendrier visuel peut aider les plus jeunes à se représenter les changements.


Maintenir des routines suffisamment stables


Les horaires du coucher, l’école, les activités, les repas et les petits rituels offrent de la continuité lorsque le reste bouge.

Les deux maisons n’ont pas besoin de fonctionner exactement de la même façon.

L’enfant n’a pas besoin de deux règlements militaires identiques avec inspection des chaussettes à 19 h 02.

Il a surtout besoin de cohérence, de prévisibilité et d’adultes fiables.


Autoriser toutes ses émotions


Il peut être triste de quitter maman et heureux de retrouver papa.

Il peut aimer sa nouvelle chambre et regretter l’ancienne maison.

Il peut ressentir du soulagement parce que les disputes ont cessé et continuer à souhaiter que ses parents se remettent ensemble.

Les émotions contradictoires ne sont pas un problème à corriger.

Elles sont souvent le signe que l’enfant essaie d’intégrer une situation complexe.


Ne pas lui demander de choisir


Évite :

« Tu préfères vivre chez qui ? »

« Tu es mieux ici, n’est-ce pas ? »

« Tu veux vraiment retourner chez ton père ? »

Même lorsqu’elles sont posées avec douceur, ces questions peuvent lui donner l’impression que sa réponse fera forcément du mal à quelqu’un.


Communiquer directement entre adultes


L’enfant ne doit pas transmettre les horaires, les demandes d’argent, les reproches ou les changements de programme.

Il n’est ni facteur, ni médiateur, ni avocat spécialisé en droit familial.


Accepter que son rythme soit différent du tien

Tu peux te sentir prêt à refaire ta vie alors qu’il espère encore une réconciliation.

Tu peux être encore effondré alors qu’il semble avoir trouvé ses marques.

Vous n’êtes pas obligés d’aller mieux au même moment.



Et lorsque le parent souffre trop pour accompagner son enfant ?


Tu peux aimer profondément ton enfant et ne plus avoir suffisamment de place intérieure pour accueillir ses émotions.

Ce n’est pas une faute morale.

Mais c’est un signal.


Lorsque chaque question de l’enfant réouvre ta propre blessure, tu risques de lui répondre depuis ta douleur plutôt que depuis son besoin.


Tu peux alors minimiser :

« Ce n’est rien, tu vas t’habituer. »


Ou déborder :

« Moi aussi je souffre, tu crois que c’est facile ? »


Ou chercher inconsciemment une alliance :

« Au moins, toi, tu comprends ce que ton père nous a fait. »

Demander de l’aide permet de redonner une place à chaque douleur.

La tienne auprès d’un adulte capable de l’entendre.

La sienne dans un espace où il n’a pas besoin de te protéger.



Quand faut-il demander de l’aide ?


Il n’existe pas de durée universelle au-delà de laquelle une réaction deviendrait automatiquement anormale.


Cependant, un accompagnement peut être utile lorsque :

  • la souffrance s’intensifie au lieu de s’apaiser

  • les troubles du sommeil deviennent importants

  • l’enfant refuse durablement l’école ou certaines activités

  • les symptômes physiques se répètent

  • il se replie fortement

  • il devient extrêmement agressif ou anxieux

  • il se sent responsable du bonheur d’un parent

  • les transitions entre les maisons provoquent une détresse majeure

  • le conflit parental empêche toute organisation suffisamment stable

  • le parent n’arrive plus à assurer son quotidien

  • la séparation réactive d’anciennes blessures ou un traumatisme


Demander de l’aide ne signifie pas que la famille a échoué.

Cela signifie qu’elle traverse un bouleversement suffisamment important pour ne pas avoir à le porter seule.



En cas de violence, la sécurité passe avant l’entente


Protéger l’enfant des conflits ne signifie pas maintenir à tout prix une coparentalité idéale.

Lorsqu’il existe de la violence, de la maltraitance, une emprise, des menaces, des abus ou une mise en danger, l’objectif prioritaire reste la sécurité de l’enfant et du parent concerné.


Il ne s’agit pas de demander aux victimes de « mieux communiquer ».

Il ne s’agit pas non plus d’obliger l’enfant à banaliser sa peur pour préserver une jolie image de la famille séparée.

Dans ces situations, une aide spécialisée et, si nécessaire, juridique doit être recherchée.



Faire le deuil de la famille d’avant ne signifie pas perdre sa famille


La séparation met fin au couple.

Elle ne supprime pas nécessairement la famille.

Elle l’oblige à se réorganiser.

Une nouvelle sécurité peut se construire.

Pas en faisant semblant que rien ne s’est passé.


Pas en demandant à l’enfant de s’adapter immédiatement.

Pas en transformant l’autre parent en ennemi officiel.

Mais en acceptant que chacun traverse une perte différente.

Le parent doit faire le deuil du couple et de l’avenir qu’il avait imaginé.


L’enfant doit faire le deuil d’un quotidien familial qu’il croyait permanent.

Puis, progressivement, une autre histoire devient possible.

Une histoire dans laquelle l’enfant peut aimer ses deux parents sans culpabilité.

Une histoire dans laquelle chaque adulte reprend la responsabilité de ses émotions.

Une histoire qui ne ressemble pas à celle que vous aviez prévue, mais qui peut tout de même redevenir sécurisante, vivante et profondément familiale.


Ton enfant n’a pas besoin que tu ne souffres jamais.

Il a besoin de sentir que ta souffrance ne l’obligera pas à cesser d’être un enfant.



Être accompagné après une séparation familiale


Une séparation peut réveiller des blessures anciennes, fragiliser les repères de l’enfant et enfermer les parents dans des réactions qu’ils ne comprennent plus.


Un accompagnement thérapeutique peut aider à :

  • mettre des mots sur ce qui a été perdu

  • comprendre les réactions de l’enfant

  • différencier la douleur du parent de celle de l’enfant

  • sortir l’enfant des conflits d’adultes

  • restaurer un sentiment de sécurité

  • préparer l’annonce ou répondre aux questions

  • traverser la colère, la culpabilité et le sentiment d’échec

  • construire de nouveaux repères familiaux

  • retrouver progressivement une place et un avenir après la rupture


J’accompagne les adultes, les enfants, les adolescents et les familles à mon cabinet situé au Marais Girard, à Bretignolles-sur-Mer en Vendée.


Les consultations pour les adultes et les parents peuvent également être réalisées en visioconférence.


Vous ne faites peut-être pas le même deuil.

Mais chacun peut être entendu dans ce qu’il a réellement perdu.

Leslie






Commentaires


Personne ne t'a appris à lire ton mode d'emploi émotionnel.

Pourtant, c'est souvent lui qui décide de tes réactions, de tes conflits...

et de tes relations.

Leslie Renault​

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Thérapeute à Brétignolles-sur-Mer, en Vendée — séances au cabinet et en visio.

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